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•  P H O T O G R A P H I E

HAMADI ANANOU . Photographe
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Biographie
Portfolio
Hamadi Un regard sur le photojournalisme

Né à Melilla, Hamadi Ananou vit et travaille en Espagne. Très tôt, il se passionne pour la photographie, le photojournalisme en particulier. Ses travaux ont été publiés dans les magazines les plus renommés tels que el Pais, el Mundo, Tiempo, Interviu, Viajar, Panorama, Oggi, el manifesto, Paris Match, Bunte, Newsweek, Times, Geo, National Geographic etc… Il a également plusieurs expositions et livres à son actif. Souhaitant consacrer plus de temps à sa famille, il préfère se concentrer sur les publi-reportages et les photos publicitaires. Coca-Cola, l’ONA, Tourisme de Cuba, Cabana de Aviacion, Tourisme du Philippine, Telefonica, Sheraton, Iberia et l´Union Européenne comptent parmi ses clients réguliers.


Question : Le photojournalisme, était-ce une évidence pour vous?

Réponse : J’ai toujours été passionné par l’image qui éternise un moment, un événement. Cette passion a débuté à Madrid où j’ai étudié l’art de la photographie dans l’une des écoles les plus renommés d’Espagne. Après un très bref passage dans une agence de paparazzi, je suis entré à l’agence Cover pour laquelle j’ai réalisé mes premiers reportages.

Question : Qu’est-ce qui vous attire dans le photojournalisme?
Réponse : Le monde de la presse, c’est la grande école de la photographie, une école extrêmement exigente. Il faut bien sûr que la photo soit belle, qu’elle interpelle par sa qualité artistique. Il faut aussi qu’elle porte un regard fort sur le monde, qu’elle condense ce que j’appellerais les cinq sens sinon, elle resterait une image plate, sans relief. Un photographe, et un photojournaliste encore plus, a besoin de posséder ce flair indéfinissable qu’on appelle le regard. Autre difficulté, la photo de presse, c’est la question d’un instant t, au photographe de réagir au millième de seconde, quand tous les éléments se sont mis en place, ni avant, ni après. Dernier impératif, la photo est là pour transmettre un message, à son auteur de bien la composer pour qu’elle soit parlante. Le photojournalisme, c’est de l’art et même plus que de l’art. J’ajouterais une chose, tous les photographes vous le diront, les photos, ce sont nos enfants. Chacun reconnaît la sienne au milieu des centaines qui sont prises au même endroit, à la même heure. C’est le photographe qui fait toute la diffénrence.

Question : Vous êtes associé dans une agence de presse en Espagne. Parlez-nous de cette agence.

Réponse : Durant plusieurs années, j’ai réalisé des reportages passionnants pour le magazine Panorama mais, suite à des restrictions d’action, j’ai préféré m’associer avec trois photographes que j’estime énormément pour créer notre propre agence, Quasar Presse. Spécialisé dans les reportages internationaux, j’ai eu le plaisir de sillonner les quatre coins du monde pour couvrir aussi bien des événements politiques, sociaux que des reportages grands publics pour le compte de grands médias européens. Aujourd’hui, Quasar Presse a été racheté par un grand média espagnol et compte plus d’une vingtaine de photographes. Cette expansion est une grande source de fierté pour moi et mes associés.
Question : Que pensez-vous du photojournalisme au Maroc? N’avez-vous jamais eu envie de participer au développement d’une agence photo au Maroc?

Le Maroc a eu de grands photographes de presse comme Abdelhak Senna, pilier de l’AFEP, Jalil Bounhar ou Sabane de Achark Al Awasat. Cependant, lors de mes déplacements au Maroc, je constate régulièrement que les photographes restent les parents pauvres du journalisme marocain et qu’ils sont peu considérés par les médias qui les emploient. Il me semble également urgent de revoir le système de droits d’auteur et d’assurer un meilleur suivi juridique afin de protéger correctement ce métier contre, entre autre, l’utilisation abusive des photos par des éditeurs qui omettent souvent de s’acquitter des droits d’utilisation.

Cela m’intéresse effectivement de participer au développement d’une agence au Maroc mais, compte tenu de mes activités intenses en Europe, il m’est pour l’instant difficile de consacrer à ce projet le temps qu’il faudrait lui accorder. C’est avec grand plaisir que je mets mon expérience au profit des jeunes photographes marocains. Qu’ils n’hésitent pas à me contacter par e-mail sur hamadi@ananou.com

Question : Avec l'avènement du numérique et la révolution technologique qui en découle, le métier de photographe de presse a évolué. Il arrive même que des photos d’amateurs soient publiées dans la presse. Qu’est-ce que cela vous inspire?

Réponse : Les photographes amateurs ne sont pas une concurrence réelle, ils peuvent être complémentaires car ils permettent aux médias de bénéficier d’images qui rendent compte d’événements surprises non couverts par des professionnels. Cependant, l’œil du spécialiste fait toujours la différence et la prise de vue reste un métier à part entière qu’on ne peut acquérir que par la formation et l’expérience. Ceci me laisse penser que la photo numérique amateur est le fast-food de la photographie, permettant dans certains cas de trouver des photos intéressantes à faire déguster à l’œil du public. Par ailleurs, l’arrivée du numérique nous aide chaque jour puisqu’elle nous permet la transmission, presque instantanée, de l’information. Oubliés aujourd’hui les tirages à réaliser dans l’urgence! Reste que je ne veux surtout pas finir par passer plus de temps devant mon écran que sur le terrain, à exercer mon métier !


 
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